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vendredi 27 mars 2009

Analyse de mon blogue

Petite analyse de mon blogue après bientôt trois mois d'existence. Je trouve que trois mois est une bonne période, c'est généralement le point où une relation amoureuse soit a) entâme le chapitre physique, b) commence à lâcher le chapitre physique, ou c) rencontre ses premiers problèmes de dépendance affective alors que l'un des partenaires veut commencer à revoir ses amis, mais pas l'autre. Trois mois c'est aussi une fin de mi-session. Mais surtout, trois mois, c'est l'âge où un bébé commence à voir plus loin que le bout de son nez, se reconnaître dans le miroir, émettre des couinements qui ont une signification, et ressentir de l'anticipation à l'idée future du boire, du bain et du dodo. Un éveil de conscience, donc. Voilà, alors éveillons la conscience de mon blogue.

La première chose qui me vient à l'esprit est de regarder les catégories contenant le plus de billets. Dans l'ordre, du plus grand au plus petit, la médaille d'or revient à la follerie, suivie de l'argent pour les nouvelles littéraires, la poésie et le chiâlage, et finalement le bronze revient à la société et à la politique et... à moi-même ! En résumé, je suis à ce jour un cinglé pessimiste mais littérairement créatif, ayant un souci égal de sa communauté et de la vie en groupe et de sa propre personne (qui est très importante, soit dit en passant). Trouvez-vous que ça me ressemble ? Moi je trouve que ça fait très "journaliste" comme profil... Ça me fait peur...

Grâce à Google Analytics, je suis en mesure d'analyser d'autres informations. Par exemple, je sais que la recherche sur Google qui a conduit le plus de visiteurs sur Singularité Textuelle contenait les trois mots-clé suivants : "pompiers montréal chats". Allez faire l'expérience, c'est vrai vrai vrai ! Je suis sur Google à ces trois mots-clé ! Encore plus dérangeant, la deuxième recherche qui a conduit le plus de gens ici est : "thierry vaglia" ! Avoir su, j'aurais utilisé ça comme argument de drague il y a longtemps déjà !

- Je ne pense pas que ça peut marcher, toi et moi.
- Oh, mais c'est qu'il y a une chose que tu ne sais pas de moi...
- Ah, vraiment ?
- (Murmure :) Je connais Thierry Vaglia.
- Oh my God ! Je... Je savais pas, je... Oh, je suis tellement épaisse...
- Yes, yes you suuuure are...

Merci à Zone de libre-échange anarchique et à Exvagus pour être les deux sources de référence par excellence.

La page la plus visitée hors de la page d'accueil, surprise surprise, est mon billet sur la manifestation du 15. La moyenne su temps passé sur cette page frôle le 5 minutes.

Sinon, que dire... 58 billets en 80 jours exactement, soit une moyenne de 1,379 billets par jour, ou un billet toutes les 119172.41379 secondes, arrondi ça va de soi. Je ne suis pas content de ce score. Pour les trois prochains mois je vise le billet toutes les 90000 secondes. Et des billets pertinents ! Je vise aussi une réduction de 80% de mon taux de "chiâlage".

Voilà, c'était mon billet le plus égoïste de ma part depuis que j'ai pris conscience de mon image dans le miroir. Allons en paix.

mercredi 18 mars 2009

Mon devoir pour le prochain cours

Une autocritique.

En lisant quelques écrits de Steffen, que plusieurs ici connaissent déjà, je me suis aperçu d'un élément que je savais être défaillant à mon écriture, mais sur lequel je n,arrivais pas à mettre un nom. Et je n'y arrive toujours pas, mais au moins je peux l'expliquer.

Note en commençant : j'utilise le mot "défaillant" de mon propre point de vue ; certains verront peut-être une force dans ce que je m'apprête à critiquer, mais je le considère de mon propre chef comme une limitation.

J'utilise trop de mots. Autant en poésie qu'en prose non-rimée, j'abonde dans un flot interminable d'adjectifs et d'adverbes venant colorer mes images, mais ce faisant, je crois bien malencontreusement rendre mon image un peu floue. Loin de la définir, de la cerner plus clairement par cette cascade descriptive, au contraire, j'enlève au lecteur son idée préconçue, précise, vectorielle (au sens informatique) de la chose, pour lui donner une image toute nouvelle et qui finit par perdre le principal intéressé. Je ne parle pas ici seulement de faire des phrases trop longues, critique qui m'est revenue à maintes reprises, mais surtout de trop la beurrer.

Ce que j'admire de l'écriture de Steffen, c'est sa capacité, évidente selon moi, à dire la même chose en trois fois moins de mots, sans en supprimer une once d'impact. De ce que je remarque, il est aussi capable que moi de faire des phrases interminables et labyrinthiques, mais il peut également choisir les quatre mots qui font d'une phrase un poing fermé en direction de son lecteur. L'avantage de ce style : une meilleure compréhension en général, et des métaphores plus fortes.

(Désolé Steffen, mon but n'était pas nécessairement de faire l'éloge de ta plume, mais il me fallait un bouc-émissaire à pointer du doigt.)

J'annonce donc ce que sera mon défi littéraire dans les prochains mois : m'entraîner à élaguer mes propos. Supprimer le superflus, et utiliser quelques mots forts plutôt qu'une armée de mots faibles. Sans pour autant réduire la taille de mes phrases (j'aime les choses longues, d'aucuns le savent), je m'affairerai à les rendre plus solides.

Je joins à ce défi un autre conseil que l'on m'a donné par rapport à mes nouvelles : on me dit que le lyrisme qui fait le charme de ma poésie empeste dans ma prose non-rimée, et je prends cette critique très au sérieux. Je me donne pour devoir de faire la part des choses, de développer dans mes vers ce rythme que j'aime tant retrouver chez Hugo et Poe, et à faire de mes nouvelles et romans, encore une fois, quelque chose de plus solide, moins onirique, moins coloré pour le simple plaisir de me perdre en délire sentimental et/ou perceptuel.

Mais que le lecteur reste à l'aise ; ce blogue est et restera un jus de légumes de mots savoureux, colorés et pétillants à souhait !

jeudi 12 février 2009

Moi, personnellement, mon avis est que je...

J'écris beaucoup ces temps-ci sur des blogues à saveur socio-politique, qui critiquent le gouvernement, l'économie, le capitalisme comme l'anarchisme...

Vous savez comment je me sens ?
Comme un de mes oncles qui n'a aucun vocabulaire mais qui a quand même des idées politiques.

En ce sens que plusieurs de mes amis proches ont un répertoire, des connaissances, d'aucuns lancent un débat sur l'anarcho-capitalisme et soudainement ressort l'argument d'une analogie avec le bolchévisme durant une décennie que je croyais presque perdue en pleine première guerre mondiale. J'exagère un peu, mais bon.

Le fait est que je me considère logique, je suis apte à mettre en perspective les mouvements larges de sociétés en les comparant à des groupements de gens plus petits et familiers, je suis capable d'une raisonnable interprétation du présent et, même à défaut de tout ça, je sais poser de bonnes questions. Mais je me questionne sur la pertinence de mon apport aux discussions dans un sujet qui n'est clairement pas le mien, moi qui méprise la politique depuis mon plus jeune âge (peut-être en fait depuis que c'est la partie où je perdais tout le temps à Caesar II).

Réflexion d'un homme qui va aller se wikier quelques articles de poilitique avant de se réembarquer dans une discussion du genre.

mercredi 28 janvier 2009

Quand je serai grand, je serai...

C'est invariable.

Dès qu'une personne commence, je dis bien commence à me connaître, il faut que je subisse la phrase : "Coudon, pourquoi tu n'es pas devenu [x] ?"
Où [x] prend toujours l'une des valeurs suivantes :
- Comédien ;
- Écrivain ;
- Philosophe ;
- Poète ;
- Psychologue.

Comédien : Pas capable de retenir un texte, pas assez de naturel en jeu même si je peux jouer des personnages assez extravagants quand je fais publiquement des niaiseries. Et désolé, mais savoir la différence entre le théâtre Nô et lres tragédies grecques telles que perçues par Samuel Beckett pendant sa visite au conservatoire de Paris, très peu pour moi !
Écrivain : J'y travaille, mais ça ne paye pas assez.
Philosophe : C'est un métier, ça ?
Poète : Voir écrivain. Je ne vois même pas pourquoi les gens prennent la peine de faire une distinction, même s'il y en a bien une.
Psychologue : Ok sérieusement, là vous riez de ma gueule.

Alors sacrez-moi une p'tite patience ! Il y a des TONNES de gens encore plus informés, talentueux et entraînés que moi dans chacun de ces domaines, et qui pourtant n'en ont pas fait une carrière ! Je ne peux que les plaindre, ça doit être encore pire que moi...

C'est comme demander à un bon joueur de Halo pourquoi il ne devient pas gamer professionnel ! C'est comme demander à une personne qui a un blogue pourquoi elle n'est pas devenue webmestre ! C'est comme dire à un gars de party : "Hey, pourquoi tu ne deviendrais pas humoriste ?"

D'uh, d'uh et re-d'uh !
Pourquoi les gens qui posent cette question ne sont-ils pas devenus avocats ?

Hésitation

Pour émuler un peu le modèle d'un ami, voici que je déballe d'un trait ce qui présentement bloque mon inspiration à écrire.

Je pourrais écrire des niaiseries, mais je n'ai rien de drôle à raconter, et l'absurde présentement ne me vient pas naturellement.

Je pourrais chiâler, mais je ne suis pas assez fin politicien ou socialite (est-ce le bon mot ?) ou critique pour avoir un avis qui se vaut modestement, et de toute façon, tout le monde chiâle, ma contribution se noierait dans quelques milliards d'océans...

Je pourrais écrire de l'information, mais je ne m'informe pas.

Je pourrais écrire mes expériences, mais tout le monde s'en fout, en-dehors de quelques proches à qui je vais tout conter de vive voix de toute manière.

Je pourrais écrire plus de poèmes, plus de nouvelles, plus de... Et c'est exactement ce que je fais, mais je ne sens pas que les publier sur un blogue soit la meilleure idée au monde. Copyrights and stuff...

Je pourrais déblatérer de la logique saugrenue comme j'en ai le secret... Ça, ça m'amuserait, mais je dois être trop fatigué dans l'immédiat pour me lancer là-dedans... On verra dans quelques jours !

Bref, honnêtement, je ne vois pas l'utilité immédiate d'écrire sur un blogue. La seule raison qui me poussait à y écrire, c'était que je désirais mettre à disposition de mes amis des écrits de mon cru, à fin de commentaires, critiques, débats. Mais mes amis ne visitent pas ce blogue, ils étudient. Et quand ils visitent, ils ne "perdent" pas leur temps à commenter.

Ce blogue, à moins d'un mois d'existence, a déjà perdu sa raison d'être.
Mais je suis optimiste, donc je continuerai d'écrire. Parce que.

Toi qui lit ce post, peut-être pourras-tu me donner d'autres raisons d'écrire sur un endroit aussi public et commun ? Une raison qui ne vient pas d'un ego démesuré ou d'un suiveurisme aveugle ?
Oui, il y a toujours la raison de la nécessité individuelle, quand le produit engendre des résultats. Mais d'ici à ce que je voie des résultats, j'ai d'autres méthodes de satisfaire la nécessité.

Quelqu'un a-t-il deux cennes à donner ?

mardi 13 janvier 2009

Note en passant qui passe-partout...

Au moment de créer le blogue, je m'étais promis de ne pas en faire un espace de critique à caractère socio-politique, ni éthique, ni moral, et à peine philosophique. Ce blogue se voulait avant tout un espace de publication littéraire pour des textes qui ont pas de bon sens.

Je m'égare de mon sujet. Et je m'en rends compte. Et je me sens comme un chameau rutilant.
Prenez, je vous prie, mes "critiques" en ayant deux choses à l'esprit :
a) Il y a déjà trop de critiques du monde moderne, je n'ai ni le goût ni la compétence d'en rajouter.
b) Ce que je tente d'écrire a toute la forme d'une quelconque critique de société comme on en voit partout, mais ma réelle intention est de faire part de ma philosophie de vie, et malheureusement, je me trouve à m'inspirer des événements de la vie quotidienne.

Sur cette surutilisation du mot "critique", je vous joue dans les cheveux !

mardi 6 janvier 2009

Pourquoi la singularité textuelle ?

Singularité
subst. fém.
[...]
B. − Manière inhabituelle de penser, de parler, d'agir. 1. Au plur. Synon. bizarreries, excentricités.
[...]
C. − Personne, chose étrange, curieuse, remarquable. 1. a) α) Personne qui ne ressemble pas aux autres/qui ne ressemble à aucune autre.
[...]
β) Personne qui attire l'attention par un aspect inhabituel.
[...]
b) ASTRON. Singularité de l'espace-temps. Point de l'espace-temps où la courbure de la géométrie locale est infinie. En un tel point, toute force devient infinie, et les lois classiques de la physique perdent leur validité (Astron. 1980).

Source : Dictionnaire en ligne du CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)
[ http://www.cnrtl.fr/definition/singularit%C3%A9 ]

Après la définition

Je ne me considère pas tellement excentrique, encore moins marginal, et mon idée n'est pas d'être unique au point d'être méconnaissable envers moi-même, aliéné de l'espèce humaine et libellé comme un cas d'internement pressant.

Mais je trouve intéressante l'idée de faire part à mes contemporains des idées qui foisonnent dans mon esprit durant ses instants de délire, et j'espère qu'ils y trouveront une occasion de l'une des choses suivantes : le divertissement, l'apprentissage, la réflexion, le rire et l'inspiration, quoique pas nécessairement dans cet ordre.

Sur ce, je me tais et je laisse mon "oeuvre" parler pour moi.
Je lève ma canette de Guru à votre plus grand plaisir et vous souhaite bonne chance !